Une seule lettre : T comme tueur !
On regroupe d'habitude sous le terme de « tueur en série » ceux qui tuent et récidivent. Mais les profils peuvent être très éloignés, voir aux antipodes les uns des autres.
Le terme de « tueur en série » a été inventé par Robert Ressler, agent du FBI, au centre de formation de Quantico, dans les années 1970.
Ces distinctions sont reconnues par le Bureau des statistiques du Ministère américain de la justice.
Serial Killer, Tueur en série
Auteur de 3 meurtres ou plus, dont les victimes sont le plus souvent choisies, selon des critères variables. Il connaît des périodes, qui peuvent être longues, durant lesquelles il ne tue pas mais peut traquer une victime à travers tout un pays ou durant des années.
Un exemple : Le Zodiac. Tueur non identifié, il a perpétré 5 meurtres avec certitude en Californie entre 1968 et 1969. Mais il a été soupçonné d'en avoir commis plusieurs dizaines entre 1966 et 1978.
Spree Killer, Tueur à la chaîne
Tueur qui assassine plusieurs personnes dans un laps de temps très court, de manière totalement aléatoire, à plusieurs endroits différents. Il s'agit typiquement du tueur qui s'attaque à toutes les personnes qu'il croise, sans se soucier de leurs identités, qu'elles lui soient connues (par exemple un membre de sa famille) ou non.
Mode d'assassinat très risqué, grande instabilité psychologique au moment des faits.
Un exemple : Anders Behring Breivik, le tueur d'Oslo, qui en juillet 2011 tue 77 personnes en 3 heures et en 2 endroits différents, selon 2 modes opératoires (explosif, arme de poing) .
Mass Murderer, Tueur de masse ou auteur de massacre
Tueur qui assassine plusieurs personnes au cours du même événement, dans une même unité de temps et de lieu. Ils sont isolés et ne revendiquent rien si ce n'est une haine profonde de la société et un sentiment d'aliénation.
Un exemple : Les lycéens Eric Harris and Dylan Klebold au lycée de Colombine dans le Colorado en 1999.
Rampage Killer, Tueur déchainé
Ancienne appellation qu'on peut rencontrer encore ça et là, bien qu'elle ai été abandonnée : Elle regroupe en fait les Mass Murderers et les Spree Killers, dont elle n'établit pas de distinction.
Des classifications différentes sont apparues au cours du temps, qui ne s'excluent pas entre elles, et qui mettent l'accent sur d'autres caractéristiques.
Tueur organisé
C'est un profil assez normal d'apparence, il est intelligent et parfois plus, bien inséré socialement, vit en couple ou papillonne. On note une certaine stabilité dans le travail, c'est généralement l'aîné d'une famille sans grande autorité parentale. Il planifie ses meurtres, reste maître de lui-même durant l'acte, c'est lui qui dirige la conversation et il peut torturer ou blesser sa victime dont il exige une soumission totale. Il suit ce que disent les médias sur son crime, peut déménager si besoin, il déplace le corps et gère la situation.
Un exemple : Ted Bundy.
Tueur désorganisé
C'est un profil plus atypique, il est mal inséré socialement, sexuellement incompétent, très angoissé dans la vie, il l'est également durant le meurtre. Il vit seul, suit peu l'actualité et occupe des postes précaires. Il connaît ses victimes mais leur parle peu. Sa violence est aussi extrême que soudaine et il abuse sexuellement de ses victimes après leur mort. Il laisse le corps de ses victimes sur place.
Un exemple : Herbert Mullin.
Tueur de type mixte
C'est le profil le plus répandu parmi les tueurs en série connus des services de police. Il s'agit d'un mélange des profils organisés et désorganisés, les tueurs empruntent des caractéristiques aux 2 profils.
Un exemple : Jeffrey Dahmer.
Tueur dominateur
Individu qui cherche à exercer un pouvoir sans limites sur ses victimes et qui tire du plaisir de ce contrôle. L’auteur de l’homicide se perçoit comme un maître dans ses actes criminels. Ses motivations sont clairement la domination et le contrôle d’autrui et de l’environnement. La phase ante mortem peut être étendue par sadisme.
Tueur hédoniste
Individu qui tue pour le frisson et l'excitation sexuelle que ça lui procure. Il se divise en 2 catégories : le tueur par luxure qui tue pour sa propre gratification sexuelle. Les actes sexuels peuvent être effectués avant ou après la mort de la victime. Le tueur par frisson quant à lui, agresse pour son plaisir et son excitation. L’intérêt du crime réside principalement dans la phase ante mortem, qui sera longue et vécue comme un supplice pour la victime.
Tueur missionnaire
Le Missionnaire est centré sur l'acte homicide en soi. Il doit tuer pour libérer le monde d'un groupe de personnes jugées indésirables et sans qui le monde serait meilleur.
Tueur visionnaire
Individu à tendance psychotique qui entend des voix ou a des visions perçues comme métaphysiques qui lui ordonnent de tuer une personne ou un groupe en particulier. Le meurtre est alors considéré comme un travail à accomplir, une tache.
Tueur psychopathe
Individu qui souffre de psychopathie, ou trouble de la personnalité caractérisé par un manque d'empathie et de remords, des émotions peu profondes, de l'égocentrisme. Ils manifestent des comportements antisociaux (passages à l'acte) sans culpabilité apparente.
Le profil du tueur psychopathe est celui d'un criminel organisé à tendance ritualiste et dominateur.
Tueur psychotique
Individu qui souffre de psychose (disposition mentale impliquant généralement une "perte de contact avec la réalité") à un stade pathologique. Il manifeste un comportement inhabituel voire étrange, de difficultés d'intégration sociale et à maintenir une qualité de vie quotidienne. Il peut avoir des hallucinations ou des illusions qu'il confond avec la réalité. Le profil du tueur psychotique s'apparente à celui du criminel désorganisé à tendance visionnaire ou impulsif.