Belle Boyd - Les débuts de l'espionnage

Belle raconte dans ses Mémoires qu’à cette époque elle commençait déjà à faire de l’espionnage. Elle récolte régulièrement de l’information et met au courant les généraux sudistes qu’elle a rencontré, dont son bien aimé Stonewall Jackson. Malgré son intelligence, Belle fait des fautes de débutante : elle n’utilise pas de code secret pour ses messages et ne cherche pas à transformer son écriture. Elle se met donc à courir des risques et les nordistes interceptent certains de ses messages. Elle engage un noir pour porter les informations jusqu’aux intéressés. 

 
C’est avec le colonel Turner Ashby qu’elle apprend les techniques de base : il est lui-même une «taupe» qui agit en tant que vétérinaire dans le camp ennemi. Il lui confie des petites missions. Belle s’initie alors aux expéditions à cheval, par les raccourcis. Elle goûte enfin aux côtés excitants de l’espionnage, et à l’aventure en pleine guerre. Belle va vivre une existence hors du commun pour une fille de son âge. Elle se déplace tout le temps, fait tomber les hommes sous ses charmes et devient une courageuse espionne
 
En mars 1962, Belle apprend que le combat est de retour à Martinsburg. Elle ne résiste pas au désir d’y retourner mais elle va se faire arrêter en pleine gare par l’Union. Avec son positivisme naturel elle se laisse emmener persuadée que tout ira bien pour elle. D’une part, sa cellule va s’avérer être un hôtel confortable et d’autre part elle sera relâchée peu de temps après car les preuves contre elle ne sont pas assez conséquentes. 
 
De nouveau libre, elle part rejoindre son oncle et sa tante à Front Royal dans le petit hôtel dont ils sont propriétaires. Cet hôtel a été, à sa grande surprise, réquisitionné par les forces de l’Union. C’est ce détail qui va permettre à Belle de réaliser une de ses plus belles anecdotes d’espionnage.