
Nous sommes à deux heures de Montréal, dans la prison de Trois-Rivières. Marc Saile, un ancien détenu les prend en mains et sans ménagement les enferme avant de procéder à des prises d’empreintes digitales et photographie pour chacun d’entre eux.
Jean-Pierre Guay, professeur à l’école de criminologie reçoit Laura dans son bureau pour lui exposer le travail pratique auquel elle va être soumise : une demande de libération conditionnelle. Il s’agit pour elle de recueillir les motivations d’un délinquant qui a été condamné à 8 mois de prison. Elle va devoir établir quels sont les risques de récidive d’un tel client et fournir une appréciation générale sur ce délinquant. Une des difficultés principales de ce type d’entretien réside dans le fait que les demandeurs de libération conditionnelle enjolivent souvent la situation et sont donc souvent manipulateurs.
Pour Laura, c’est un vrai défi. En tant qu’agent de correctionnelle, elle a certes l’habitude des prisonniers mais c’est la première fois qu’elle endosse le rôle habituellement dévolu à des criminologues expérimentés.
